Comment aller à Athènes et s’y déplacer facilement : métro, taxi, voiture, marche…

Ce que vous apprendrez… Vous allez bientôt à Athènes ou vous avez envie d’y aller ? Quelle bonne idée ! Pour peu que vous soyez curieux.ses – et je suis sûre que vous l’êtes puisque vous lisez ces lignes 😉- Athènes vous réservera de très belles surprises. Mais avant de vous perdre dans ses ruelles vibrantes, il faut d’abord… y arriver. Puis, savoir comment s’y déplacer sans perdre son sang-froid. Je vous livre deux, trois choses à connaître pour profiter sans stress de vos prochaines vacances.

Rejoindre Athènes depuis la France : avion ou route ?

Rejoindre Athènes par la route : une alternative agréable via l’Italie et le ferry. Prévoir deux jours de voyage.

Si vous avez le temps, si vous aimez voyager sans rush, si vous aimez l’odeur du vent salé sur le pont d’un ferry… cette option est faite pour vous.

Il est tout à fait possible de rejoindre Athènes en voiture en passant par l’Italie. Je l’ai fait plusieurs fois. Il suffit de prévoir une nuit chez nos amis transalpins (l’occasion de faire le plein de pizzas et d’antipasti) puis une nuit de bateau entre Venise, Ancône ou Brindisi, avec une arrivée à Patras ou Igoumenitsa. De là, comptez quelques heures de route pour rejoindre la capitale grecque.

Les plus déterminés feront le voyage sans s’arrêter depuis la France jusqu’aux ports italiens, mais ce n’est pas ma définition des vacances.

Conduire en Grèce : quelques spécificités à connaître.

Soyez particulièrement vigilants aux dépassements et à la chaussée déformée. Si la qualité des routes s’est nettement améliorée, certaines habitudes de conduite locales persistent. Par exemple, la bande d’arrêt d’urgence est souvent utilisée comme voie de dépassement. Ne résistez pas, suivez le mouvement. Quelques kilomètres suffisent pour s’y habituer, mais vous ne l’oublierez plus.

Avantages et inconvénients de l’option voiture + ferry.

Les plus : liberté, paysages, économie sur la location de voiture, croisière express en Méditerranée, retour avec le coffre plein de souvenirs.

Les moins : fatigue liée à la conduite, avaries possibles (mais l’assistance fonctionne bien en Grèce), intérêt limité si vous restez uniquement à Athènes.

Mon conseil : si vous avez du temps, si vous êtes à l’aise avec la conduite et que vous souhaitez explorer le pays au-delà d’Athènes, cette option est idéale.

Sinon, faites comme la grande majorité des voyageurs : direction les nuages !

Rejoindre Athènes par avion : la solution simple et rapide.

De très nombreuses compagnies desservent Athènes depuis la France. Je ne vais pas faire leur publicité mais si vous réservez à l’avance, notamment hors saison, vous pouvez trouver des allers-retours à moins de 100 euros par personne. Les mois de mai, juin, septembre et octobre sont particulièrement agréables pour visiter la Grèce (je parle de la meilleure période plus en détail dans un autre article). Malheureusement, le prix des billets grimpe vite durant l’été et il n’est pas rare de dépasser les 300 euros par personne au pic de la saison entre le 15 juillet et le 15 aout. Un vrai budget !

Si vous arrivez à Athènes par avion, vous découvrirez un aéroport international moderne et bien organisé malgré une fréquentation folle, notamment les mois d’été (21 millions de passagers par an, rien que ça) : bienvenue à l’aéroport Eleftherios Venizelos, inauguré en 2001, avant les jeux olympiques.

Une fois vos bagages récupérés, votre aventure athénienne peut vraiment commencer.

Un peu d’histoire :

Eleftherios Venizelos, avocat crétois né en 1864, a joué un rôle majeur dans la modernisation de la Grèce au début du XXe siècle. Il a été plusieurs fois Premier Ministre avant de finir sa vie en exil en France.

El.Venizelos

1920

Depuis l’aéroport jusqu’au centre-ville : taxi ou métro ?

Le métro : rapide, sûr, économique.

Si vous n’êtes pas trop chargés, que vous voyagez léger ou en petit groupe, le métro est une excellente option. Il est propre, rapide et sécurisé (attention toutefois aux pickpockets, comme dans toute grande ville !). Le billet coûte 9 euros et il faut environ 36 minutes pour rejoindre Syntagma, au cœur de la ville.

La station se trouve juste en face de l’aéroport, à environ 500 m via la passerelle et les tapis roulants et passe environ toutes les 30 minutes.

Attention : le métro ne circule plus après 23h34 (voir les horaires en détails ci dessous 👇 ).

Horaires du métro : Aéroport ➜ Place Syntagma

✈️ Aéroport 🚇 Syntagma
6:10 6:47
6:46 7:23
7:19 7:59
7:58 8:35
8:34 9:11
9:10 9:47
9:46 10:23
10:22 10:59
10:58 11:35
11:34 12:11
12:10 12:47
12:46 13:23
13:22 13:59
13:58 14:35
14:34 15:11
15:10 15:47
15:46 16:23
16:19 16:59
16:58 17:35
17:34 18:11
18:10 18:47
18:46 19:23
19:22 19:59
19:58 20:35
20:34 21:11
21:10 21:47
21:46 22:23
22:22 22:59
22:58 23:35
23:34 00:11

Le taxi : une option rapide et raisonnable.

Les taxis jaunes sont très nombreux à Athènes (plus de 14 000). Vous les trouverez facilement à la sortie de l’aéroport. La course jusqu’au centre coûte environ 40 à 45 euros.

Calculez le prix de votre Course de Taxi à Athènes





Estimation, tarifs de l’année en cours, hors bagages et suppléments exceptionnels.

Dans la ville, les taxis sont aussi un excellent complément au métro, notamment dans les quartiers moins bien desservis. Les tarifs sont très abordables (entre 5 à 10 euros pour une course au centre).

Attention aux heures de pointe. Si vous sortez de l’aéroport entre 16h30 et 19h30, vous risquez les embouteillages. Le tarif pourra alors grimper. Cela dit, ce sera une immersion directe dans la vie athénienne.

Le taxi grec : ce transport en commun alternatif.

Le taxi était pour les athéniens un moyen de pallier les carences des transports en commun. Lorsque je travaillais à Athènes, je prenais le taxi tous les jours pour rejoindre mon bureau. Ce n’était pas un luxe. Nous étions plusieurs à partager le même taxi, qui faisait plusieurs arrêts sur sa route. C’est une pratique qui est plus rare aujourd’hui puisque, d’une part, les prix ont augmenté et que, d’autre part, le réseau de transport en commun (notamment depuis l’arrivée du métro) est plus efficace qu’auparavant.

Héler un taxi athénien en pleine rue, rien de bien compliqué.

l n’y a pas vraiment de règles, vous pouvez attendre 1 minute, comme 15… surtout aux heures de pointe. Une fois en position sur le bord de la route, repérez les autres personnes qui attendent un taxi et qui se trouvent en amont de vous sur la rue. Pour augmenter vos chances de ne pas trop attendre, 😉 déplacez-vous discrètement et positionnez-vous avant eux… Je sais, je sais, ce n’est pas très  » fair-play  » mais c’est la dure loi de la vie urbaine. Levez le bras et si le taxi ralentit, indiquez votre destination. Il vous faudra alors interpréter la mimique du chauffeur : un léger mouvement du menton vers le haut signifiera  » Non , je refuse la course  » et un clignement d’oeil signifiera :  » montez à bord « . De même, si le taxi met ses warnings en arrivant vers vous, c’est aussi bon signe. Bonne chasse !

Se positionner à un endroit stratégique

Annoncer sa destination

En voiture !

Les taxis grecs sont-ils des voleurs sans scrupules ?

Stop à la paranoïa ! Les scandales liés aux prix excessifs pratiqués au détriment de touristes par des chauffeurs de taxi sans scrupules sont très rares. Si c’était le sport national lorsque les compteurs n’étaient pas obligatoires, c’est une pratique qui a quasi disparu. Vérifiez juste que le compteur fonctionne et vous ne devriez pas avoir de mauvaises surprises. Les tarifs sont vraiment compétitifs pour une capitale européenne.

Mon astuce : trouver votre chauffeur de confiance.

Si vous êtes satisfait par un taxi (service, propreté du véhicule…) demandez-lui sa carte ou son téléphone. Vous pourrez le réserver pour une autre course s’il est disponible (un retour à l’aéroport par exemple). Prévoyez entre 5 et 7 euros supplémentaires pour la réservation. J’ai toujours dans mes contacts deux ou trois téléphones de chauffeurs de taxis 😉au cas où.

Se déplacer dans Athènes : métro, tram, bus, marche… et le reste

Le métro : clair et efficace

Avec ses trois lignes principales (bientôt quatre), le métro traverse la ville d’est en ouest et du nord au sud. Il dessert les sites clés et reste un moyen rapide et fiable de circuler, surtout en journée. Même si les rames sont climatisées, les fenêtres sont souvent ouvertes en été par les passagers, ce qui peut occasionner des nuisances sonores importantes ! Voir la carte simplifiée du métro

Le Tramway : idéal pour découvrir le le front de mer.

Si vous souhaitez découvrir le littoral, de Glyfada au Pirée (cf la carte), le tram est une bonne option. Il offre de belles vues et une ambiance plus détendue.

Les bus : utiles mais complexes.

Ils couvrent toute la ville, mais leur usage peut être déroutant pour les visiteurs. Les horaires ne sont pas toujours respectés et les trajets parfois difficiles à comprendre sans application dédiée.

La circulation d’Athènes, le plaisir de tout automobiliste

Marcher dans Athènes : regardez vos pieds !

La marche est sans aucun doute possible le meilleur moyen de découvrir la ville : quoi de mieux que de déambuler, de flâner, de se poser sur une terrasse ? Il y a un vrai plaisir à se perdre et à sortir des sentiers battus…

C’est en vous laissant aller à votre rythme que vous savourerez pleinement la découverte, en vous arrêtant par exemple pour un café grec (of course !) ou une pâtisserie dans une stoa (ces galeries qui traversent les immeubles, très répandues à Athènes).

Mais un avertissement s’impose : Athènes, bâtie à la va-vite dans les années 60-70, a privilégié le béton à la verdure. Elle détient le triste record de la plus faible surface d’espaces verts par habitant de la zone euro. Les trottoirs sont donc souvent étroits, irréguliers, voire inexistants. Un vrai calvaire pour les personnes à mobilité réduite, les personnes âgées et les poussettes !

Trottoir d’Athènes

Mon conseil : portez des chaussures confortables (évitez les stiletto) bien sûr et regardez vos pieds. Vraiment. Les pavés mal ajustés ou les descentes de trottoir traîtres font des victimes chaque jour.

Il n’est d’ailleurs pas rare de voir les piétons marcher au milieu de la chaussée, paradoxalement plus praticable que le trottoir.

La rue Patission, une des artères les plus fréquentées aujourd’hui.

Au fond on devine l’Acropole.

Se déplacer à Athènes en vélo ou trottinette : la fausse bonne idée.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, on croise de plus en plus de vélos dans Athènes.

Cela m’étonne toujours un peu : entre l’état des routes et la circulation… il faut une certaine dose d’inconscience pour s’y risquer.

Les adeptes de la petite reine à Athènes

Ils sont de plus en plus nombreux.

Mais les plus intrépides, ce sont ceux qui louent des trottinettes électriques. Très populaires auprès des touristes, elles se louent en libre-service un peu partout.

Problème : méconnaissance du trafic + voirie chaotique = cocktail explosif. 💥

Et ce n’est pas une image : la trottinette est le moyen de transport le plus accidentogène, avec un taux de mortalité de 20,7 pour un million de kilomètres parcourus (contre 5,5 pour le vélo et seulement 0,004 pour la voiture).

Bref, vous l’aurez compris : sauf si vous avez un bon karma, une excellente assurance et un goût prononcé pour les acrobaties urbaines… je vous conseille de passer votre chemin.

Elles sont partout.

Mobilité douce ou folie douce ?

Faut-il une voiture pour visiter Athènes ?

La réponse est simple : non.

Sincèrement, je vous le déconseille vivement.

La circulation est dense, les places de stationnement rares (et souvent chères) et les amendes fréquentes. Petite particularité locale : selon le quartier, la police peut même aller jusqu’à confisquer les plaques d’immatriculation en cas d’infraction (notamment autour du Parlement et à Kolonaki).

Athènes n’est pas une ville à parcourir en voiture. On y marche, on y prend le métro, parfois un taxi. C’est à ce rythme-là qu’on la découvre vraiment.

Faut-il louer une voiture à Athènes ? Louer une voiture peut avoir du sens si vous souhaitez sortir de la ville pour longer la côte ou explorer l’Attique, de la magnifique plage de Schinia au majestueux temple de Poséidon à Sounion. Toutes les grandes compagnies de location sont présentes. Méfiez-vous des offres trop alléchantes : elles dissimulent souvent, comme en France, des franchises élevées et une assurance minimaliste.

Et si vous êtes venus avec votre propre véhicule (notamment via l’Italie et le ferry), le mieux reste de le « mettre en pause ». Garez-le dans un parking sécurisé pour la durée de votre séjour et profitez d’Athènes l’esprit léger. Évitez toutefois les quartiers comme Kolonaki, où les parkings sont aussi rares que hors de prix.

Voilà, vous en savez désormais un peu plus sur les moyens de rejoindre Athènes et de parcourir ses rues sans stress.

Mais Athènes, ce n’est pas qu’un point sur une carte ou un arrêt de métro.

Maintenant que vous avez trouvé votre chemin jusqu’au cœur de la cité, laissez-moi vous emmener dans ses recoins les plus inattendus…

Dans mon prochain article, je vous propose de découvrir Athènes autrement. À travers mon expérience, je vous invite à vivre des moments simples, étonnants – mais jamais ennuyeux.

Vous me suivez ?

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